L'induction
Un peu de physique…
Le courant inducteur se “reflète” dans la pièce à chauffer (suscepteur). On dit que le courant inducteur induit un courant dans le suscepteur.
Les deux conditions pour que cela marche :
Le suscepteur doit être un conducteur électrique; il doit être suffisamment épais pour ne pas être transparent au champ.
Pour avoir le meilleur rendement possible, le suscepteur doit être proche de l'inducteur et nettement plus résistif que ce dernier. Pour cela, on utilisera un inducteur en fil de litz et un suscepteur ferromagnétique, ou un suscepteur amagnétique en couche suffisamment fine (tel que de l'aluminium ménager).
Attention : le rendement d’un système induction peut varier de 10 à 95%.
L’induction, vous offre:
- la diminution des temps de cycle
- les très hautes températures ou au contraire les basses températures (de 41° fusion du chocolat à 2000°C fusion du verre !)
- selon la conception de l’inducteur, une zone de chauffage uniforme ou au contraire un chauffage très ponctuel
- la possibilité de chauffer à travers un isolant thermique (haute température, économie d’énergie)
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Voici quelques-unes des multiples applications réalisées par induction :
- remise en température de plats cuisinés
- frettage et défrettage de pièces mécaniques
- chauffage d’inserts pour matériaux plastiques
- thermoscellage d’opercules aluminium
- traitement des résines : pultrusion
- cuisson et diverses applications agro-alimentaires
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L’induction permet de chauffer sans contact et avec une très grande finesse de réglage. Ici un caramel réalisé avec un générateur 12kW… |

Autre effet spectaculaire de l’induction, les forces de Laplace : ici, il s’agit de quelques spires de fil électrique, mais à l’aide d’inducteurs spécifiques; il est possible d’assurer la lévitation du métal en fusion. |
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